À la veille de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouattara a consacré une partie importante de son adresse à la Nation à l’un des dossiers les plus sensibles de ces derniers mois, notamment l’opération de déguerpissement menée à Koumassi en dehors du cadre légal récemment. Face à une polémique qui a suscité une vive émotion, le chef de l’État a promis que les auteurs d’éventuels abus répondraient de leurs actes. « S’agissant des opérations de déguerpissement menées en dehors du cadre légal, notamment à Koumassi, elles font l’objet en ce moment même d’enquêtes approfondies. Je peux vous assurer que toutes les responsabilités seront établies et elles donneront lieu aux sanctions prévues par la loi », a affirmé Alassane Ouattara.
Le président a également adressé un avertissement clair aux responsables administratifs et aux acteurs qui auraient agi sans autorisation ou en violation des procédures. « Dans la Côte d’Ivoire que nous bâtissons, personne ne peut agir au nom de l’État, en dehors de l’État, sans en subir les conséquences », a-t-il martelé, rappelant que « la protection des populations, le respect de la dignité humaine et l’application de la loi demeurent toujours au cœur de l’action publique ».
Évoquant ensuite les conséquences des pluies diluviennes qui ont frappé le pays ces dernières semaines, le président ivoirien a rappelé le lourd tribut payé par les populations. « La Côte d’Ivoire a été durement éprouvée par des pluies d’une intensité exceptionnelle et des inondations qui ont causé des pertes en vie humaine et de nombreux dégâts matériels », a-t-il déclaré, avant d’adresser ses condoléances aux familles endeuillées et sa compassion aux sinistrés. « Chaque vie perdue est une blessure pour la nation tout entière », a insisté Alassane Ouattara, annonçant avoir demandé au gouvernement d’accélérer les investissements dans les infrastructures de drainage et d’assainissement, de renforcer les mécanismes de prévention et de poursuivre les programmes de logements sociaux.
Mais c’est sur le dossier des déguerpissements que le président a tenu le propos le plus attendu. Tout en réaffirmant la nécessité de libérer les zones à risque pour protéger les populations, il a fixé une ligne rouge : ces opérations devront désormais s’effectuer « dans le strict respect de l’État de droit ».
M.K








