Une opération de surveillance menée du 20 au 22 octobre 2026 dans le département de Ouangolodougou, au nord de la Côte d’Ivoire, a permis de constater la reprise d’activités clandestines sur un ancien site d’orpaillage de la forêt classée de Laléraba. Pris de court, les exploitants ont abandonné une moto avant de fuir vers le Burkina Faso voisin.La lutte contre l’orpaillage illégal se poursuit dans la région du Tchologo.
Une mission conjointe de l’Unité régionale de lutte contre l’orpaillage illégal des Eaux et Forêts et de la Société de développement des forêts (SODEFOR) de Ferkessédougou a été déployée dans le département de Ouangolodougou afin de renforcer la surveillance des sites précédemment déguerpis de la forêt classée de Laléraba.
Conduite par le lieutenant Awa, responsable de l’UGF-SODEFOR de Ferkessédougou, avec la participation d’agents de la direction régionale et du cantonnement des Eaux et Forêts de Ferkessédougou, cette mission visait à évaluer la situation des anciens sites d’exploitation clandestine et à prévenir leur réoccupation.
Un site de nouveau occupé
Au cours de leur inspection, les agents ont découvert des signes de reprise des activités sur un ancien site. Un nouveau trou d’environ trois mètres de profondeur y avait été creusé clandestinement pendant la nuit.
Dans la nuit du 20 au 21 octobre, les exploitants ont pris la fuite, abandonnant sur place une moto. L’engin a été saisi puis incendié le lendemain par les forces engagées dans l’opération.
Selon les informations communiquées par les services des Eaux et Forêts, les fugitifs se seraient réfugiés au Burkina Faso, de l’autre côté du fleuve Bandama, frontière des deux pays.
À la suite de cette intervention, une enquête a été ouverte par l’Unité régionale des Eaux et Forêts du Tchologo. Elle doit permettre d’identifier les personnes impliquées dans la reprise de l’exploitation clandestine et de procéder à leur interpellation.
M.K








