Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a rendu hommage aux 57 victimes du charnier de Yopougon, à l’occasion du 26e anniversaire de leur mort, célébré le lundi 26 octobre 2026.
Dans une publication diffusée le mardi 27 octobre, il est revenu sur les circonstances de ce drame et a appelé à préserver la mémoire des victimes.« 26 ans que 57 de nos frères, 57 militants pour la démocratie, 57 Ivoiriens dont le seul tort était d’avoir réclamé des élections justes et inclusives ont été arrachés à la vie », a écrit Amadou Coulibaly.
Selon son récit, ces personnes avaient été interpellées à Abobo, Adjamé et Yopougon lors des manifestations organisées pour réclamer la reprise du scrutin présidentiel du 25 octobre 2000, dont Laurent Gbagbo et Robert Guéï se disputaient la victoire.
Le ministre affirme que les victimes avaient été sélectionnées sur la base de leur patronyme, puis rassemblées au camp de gendarmerie d’Abobo, citant des témoignages de survivants.
Leurs corps avaient ensuite été découverts à la lisière de la forêt du Banco, dans ce qui est devenu le charnier de Yopougon.
Pour Amadou Coulibaly, ce drame constitue un épisode majeur de l’histoire politique ivoirienne. Il l’associe au phénomène de l’ivoirité et aux violences qui ont marqué le pays au cours des années suivantes, jusqu’à la crise postélectorale de 2010-2011.
Le porte-parole du gouvernement a également évoqué d’autres épisodes meurtriers, notamment les violences des 4 et 5 décembre 2000, celles des 25, 26 et 27 mars 2004, les assassinats et disparitions forcées de journalistes ainsi que les quelque 3 000 morts de la crise postélectorale de 2010-2011.
Dans sa publication, il a estimé que la situation actuelle de la Côte d’Ivoire contraste avec cette période douloureuse. Il a notamment attribué au président Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, les avancées qu’il associe à la liberté, à la démocratie, à la justice et au respect de la vie humaine.
« Plus aucun Ivoirien n’est tué pour son opinion dans notre pays », a-t-il affirmé, défendant ainsi le bilan du régime actuel en matière de sécurité et de libertés.
Amadou Coulibaly a appelé à ne pas oublier les victimes de ces violences, dont il a rappelé le sacrifice dans la longue marche politique qui a conduit son camp au pouvoir.« Que leur sacrifice continue d’être notre boussole afin que plus jamais cela ne se reproduise dans notre pays », a-t-il déclaré.
Cet hommage intervient 26 ans après la fameuse découverte des 57 corps à Yopougon, un événement qui demeure un symbole des tensions politiques et des violences ayant marqué la Côte d’Ivoire au début des années 2000.
Maxime KOUADIO








