Le PPA-CI a reçu, jeudi 1er octobre à Abidjan, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Leonardo Santos Simão. Au centre des échanges : la situation sociopolitique ivoirienne, avec en toile de fond la question des prisonniers d’opinion et la mise en place d’un nouvel organe chargé de l’organisation des élections.
L’émissaire d’Antonio Guterres s’est rendu au siège du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), où il a été reçu par une délégation de la direction du parti. Il souhaitait notamment rencontrer Laurent Gbagbo.
En l’absence de l’ancien président ivoirien, les échanges ont été conduits par son premier vice-président, Assoa Adou.Leonardo Santos Simão a présenté cette rencontre comme s’inscrivant dans le cadre de l’accompagnement de la situation socio-politique ivoirienne. « Nous avons échangé sur les préoccupations du parti, notamment les questions de l’organe de gestion électorale », a-t-il déclaré à l’issue de l’entretien.
L’émissaire onusien a également indiqué que la question des prisonniers figurait parmi les sujets abordés avec les responsables du PPA-CI.
Le PPA-CI met deux dossiers sur la table
Du côté du parti de Laurent Gbagbo, Sébastien Dano Djédjé, président du Conseil stratégique et politique (CSP), a détaillé les principales préoccupations soumises au représentant spécial de l’ONU.« Nous lui avons soumis nos préoccupations de l’heure, c’est-à-dire la marche de la démocratie en Côte d’Ivoire », a-t-il expliqué.
Selon lui, deux dossiers ont particulièrement retenu l’attention de la délégation : « la situation des prisonniers d’opinion et la mise en place de l’organe électoral qui est en cours par le gouvernement ».
Le responsable du PPA-CI a ajouté que la délégation avait exposé sa position à Leonardo Santos Simão et lui avait demandé de porter ces préoccupations auprès des autorités ivoiriennes.
La question de la future architecture électorale occupe depuis plusieurs mois une place centrale dans les discussions politiques en Côte d’Ivoire.
Après l’annonce de la dissolution de la Commission électorale indépendante, les autorités ont engagé le processus devant conduire à la création d’un nouvel organe chargé de l’organisation des élections.
Pour le PPA-CI, les conditions de mise en place de cette nouvelle structure constituent donc un enjeu majeur pour la suite du processus politique.
Une série de consultations de l’ONU
La rencontre avec le PPA-CI intervient dans le cadre des consultations menées par Leonardo Santos Simão auprès des différents acteurs ivoiriens. L’objectif affiché de l’émissaire onusien est de prendre le pouls de la situation sociopolitique du pays et d’échanger avec les principales parties prenantes.
La délégation du PPA-CI était conduite par Assoa Adou. Elle comprenait notamment le deuxième vice-président Hubert Oulaye, Sébastien Dano Djédjé, Léon Emmanuel Monnet, président exécutif, ainsi que Jean Gervais Tchéïdé, premier vice-président exécutif et commissaire général du Pacte social.
Cette nouvelle prise de contact intervient alors que la réforme de l’organe électoral et la situation des détenus présentés par l’opposition comme des « prisonniers d’opinion » restent parmi les sujets sensibles du débat politique ivoirien.
M.K








