Blé Goudé Charles, président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), est revenu sur la nécessité d’éradiquer l’orpaillage illégal sur le territoire national.
Dans une intervention vidéo, en effet, il a également invité les Ivoiriens à se concentrer sur les principaux défis sociaux, économiques et environnementaux du pays, avec un accent particulier sur la lutte contre l’orpaillage illégal et la mise en place d’un organe électoral en vue des prochaines échéances électorales.
Blé Goudé a indiqué, dans son intervention, s’exprimer avant tout en tant que citoyen ivoirien préoccupé par l’avenir du pays. Il exhorte les populations à accorder davantage d’attention aux questions liées à la santé, à l’éducation, à l’agriculture, à l’économie et à la sécurité alimentaire.
Il soutient que l’orpaillage illégal constitue aujourd’hui l’une des principales menaces pour la Côte d’Ivoire. Il estime que cette activité affecte les ressources naturelles, les terres agricoles ainsi que les cours d’eau utilisés pour la consommation, l’irrigation et les activités économiques des populations.
Le président du Cojep invite les citoyens à se focaliser sur cette problématique et à éviter que les débats publics ne soient détournés par des sujets qu’il juge secondaires au regard des enjeux de développement et de préservation des ressources nationales.
Dans la vidéo, Charles Blé Goudé a également plaidé pour le renforcement de l’unité nationale. Il appelle les Ivoiriens à dépasser les considérations ethniques, régionales et religieuses dans le débat politique, soulignant que la Côte d’Ivoire est composée de plus de soixante groupes ethniques partageant un même espace national.
Il affirme que les responsables politiques aspirant à exercer les plus hautes fonctions de l’État devraient promouvoir la cohésion sociale et prendre en compte la diversité du pays. Pour illustrer son propos, il a évoqué la mobilisation nationale observée autour de l’équipe nationale de football lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations.
Abordant les conséquences économiques de l’orpaillage clandestin, Charles Blé Goudé a exprimé ses préoccupations quant à la dégradation progressive des terres agricoles. Il a notamment évoqué les risques que cette situation pourrait faire peser sur la production de cacao, secteur stratégique de l’économie ivoirienne.
Tout en saluant les actions menées par les forces de sécurité contre les sites illégaux, il a estimé que la lutte devrait également viser les réseaux qui financent, organisent et facilitent cette activité. Selon lui, des enquêtes approfondies sont nécessaires pour identifier les différents acteurs impliqués dans la chaîne de l’orpaillage clandestin.Il a, par ailleurs, évoqué les défis liés à la sécurité alimentaire.
Il a rappelé la dépendance du pays à l’égard des importations dans certains secteurs, notamment pour les ressources halieutiques, le riz et certaines productions animales, malgré le potentiel naturel dont dispose la Côte d’Ivoire.
Philomène Aquouamah








