Dans une publication sur Facebook, jeudi 15 octobre 2026, le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, a vivement critiqué la démarche du pouvoir concernant la mise en place du futur organe électoral. Il estime qu’Alassane Ouattara ferait le choix du passage en force dans la perspective de la présidentielle de 2030, au profit de son frère cadet, Téné Birahima Ouattara, surnommé « Photocopie ».
La réforme électorale s’invite de nouveau dans le bras de fer entre le pouvoir ivoirien et l’opposition. Alors que les autorités préparent un nouveau dispositif destiné à succéder à la Commission électorale indépendante (CEI), Pascal Affi N’Guessan met en doute les intentions du chef de l’État et établit un lien entre cette réforme et les enjeux de la prochaine présidentielle.
Dans son message publié sur le réseau social, le responsable du FPI affirme qu’Alassane Ouattara serait convaincu que « Photocopie » ne peut pas remporter le scrutin présidentiel de 2030. Il lui attribue, sur cette base, la volonté d’imposer ses choix concernant l’organisation électorale.« Futur organe électoral : convaincu que “Photocopie” ne peut pas gagner la présidentielle de 2030, Alassane Ouattara fait le choix du passage en force, advienne que pourra », écrit l’ancien Premier ministre.
La réforme électorale, nouveau point de friction
Cette sortie intervient au moment où le gouvernement poursuit les consultations autour de la future instance électorale. Les partis politiques et les organisations de la société civile ont été invités à soumettre leurs propositions au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité.
Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a indiqué le 14 octobre que ces contributions seraient analysées afin d’en dégager les points de convergence. À l’issue de cette phase, l’exécutif prévoit de préparer un document final qui sera transmis à l’Assemblée nationale pour examen et adoption.
Pour plusieurs acteurs de l’opposition, la manière dont sera conçu le futur organe électoral constitue un enjeu majeur de crédibilité des prochains scrutins. En reliant cette réforme à la présidentielle de 2030 et à l’hypothèse d’une candidature de Téné Birahima Ouattara, Affi N’Guessan élargit ainsi la controverse aux questions de succession et de compétition politique.
La déclaration du président du FPI intervient alors que les discussions sur l’architecture du futur dispositif électoral se poursuivent. Les choix qui seront retenus par le gouvernement, puis examinés par les députés, devraient constituer une étape déterminante dans la suite de ce débat.
Maxime KOUADIO








