Traqués sur l’ensemble du territoire ivoirien, les orpailleurs clandestins usent désormais de subterfuges pour continuer leur sale besogne. Le président du conseil régional du N’Zi, N’Guessan Lataille Koffi, et le député de la circonscription d’Abigui, Nofou et Djangokro, Dr Langui Marc, ont révélé et dénoncé la nouvelle technique des orpailleurs illégaux qui consiste à continuer leurs activités d’exploitation des sites aurifères en usant de la couverture de certains opérateurs légaux.
Selon le président N’Guessan Lataille, qui a donné l’information aux conseillers régionaux et au préfet du département de Kouassi Kouassikro, Gogoua Djédjé Grégoire, présent à Dimbokro pour la troisième session ordinaire de la collectivité décentralisée qui s’est tenue le samedi 5 septembre 2026, la stratégie consisterait pour les orpailleurs illégaux à travailler de nuit sur des sites non autorisés. Ils déverseraient ensuite les tas de sable et de roches sur les sites disposant d’un permis, pour que le processus puisse se poursuivre comme si ces matières provenaient de ce site légal. « Soyons vigilants », a-t-il exhorté, non sans inviter les jeunes à emprunter le chemin du développement en s’impliquant dans les projets initiés par le Conseil régional. Quant au député Langui Marc, il a insisté sur la proposition de suspendre momentanément toutes exploitations artisanales ou semi-industrielles en la matière. « Cela, le temps que l’Etat prenne le temps de filtrer le vrai du faux, le légal de l’illégal, avant de progressivement permettre à ceux qui sont dans la légalité de retrouver leur activité », a-t-il proposé. Deux des trois départements de la région du N’Zi, à savoir, ceux de Dimbokro et de Bocanda qui en est l’épicentre, sont fortement impactés par l’orpaillage illégal, note-t-on.
Philomène Aquouamah








