Un atelier d’information et de sensibilisation consacré à la sécurité nucléaire, destiné à renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité (FDS) face aux menaces émergentes, est ouvert ce mercredi 26 août 2026 à Abidjan. C’est une initiative conjointe de l’Autorité de radioprotection, de sûreté, de sécurité nucléaires (ARSN) et du Secrétariat permanent de la Commission pour l’interdiction des armes de destruction massive en Côte d’Ivoire (SPCIADMCI).
Cette formation vise notamment à mieux outiller les acteurs concernés face aux risques liés au détournement ou à l’utilisation malveillante de matières nucléaires et radioactives. Georges Alain Monnehan, directeur général de l’ARSN, présidant la cérémonie d’ouverture, a souligné la nécessité d’une approche interinstitutionnelle pour faire face à l’évolution des menaces.
« Le contexte international actuel nous rappelle chaque jour que les menaces sécuritaires évoluent, se diversifient et deviennent de plus en plus complexes. La sécurité nucléaire n’est plus un sujet réservé aux seuls spécialistes, elle est devenue un enjeu stratégique de souveraineté, de prévention et de coordination nationale », a-t-il soutenu.
L’atelier réunit une soixantaine de participants issus notamment des services de renseignement, de la défense, de la police, de la gendarmerie, des douanes et de la protection civile, ainsi que des autorités aéroportuaires et maritimes.
Les échanges portent sur les concepts fondamentaux de la sécurité nucléaire, les effets biologiques des rayonnements ionisants, les enseignements tirés d’incidents ainsi que la protection des informations sensibles. Des travaux de groupe et des études de cas permettront également de dégager des recommandations en vue d’améliorer la coordination entre les différents acteurs.
Georges Alain Monnehan a insisté sur l’importance de développer une véritable culture de la sécurité nucléaire. « Elle exige non seulement des compétences techniques, mais aussi une compréhension partagée des responsabilités, une circulation maîtrisée de l’information et une capacité collective à agir avec méthode face à toute menace potentielle », leur a-t-il expliqué.
Il a salué la confidentialité entourant les travaux, centrés sur la sensibilisation et les bonnes pratiques, sans divulgation des dispositifs opérationnels de protection.
Philomène Aquouamah








