Les préfets ont été mis en mission pendant les six (6) mois à venir pour éradiquer l’orpaillage illégal sur le territoire ivoirien et réhabiliter les sites abîmés. Ainsi en a décidé le Conseil national de sécurité (Cns) réuni du 4 au 5 septembre 2026 à Yamoussoukro dans le cadre de l’Atelier national de concertation et d’harmonisation des mécanismes de lutte contre ce phénomène. Les préfets de région ont été associés à cette rencontre au cours de laquelle les réflexions ont porté sur les mesures à prendre pour contrer l’orpaillage clandestin dans leurs circonscriptions administratives respectives.
Au terme de la réunion présidée par le ministre Fidèle Sarassoro, Secrétaire exécutif du CNS, les acteurs ont planché sur la nécessité d’une action davantage coordonnée et plus efficace sur le terrain.
La responsabilisation des autorités préfectorales constitue l’une des principales conclusions de cet atelier national. L’échéance traduit la volonté des pouvoirs publics de donner un nouvel élan à la lutte contre une activité clandestine qui demeure un défi majeur pour la protection de l’environnement, la préservation des ressources naturelles et la sécurité des populations.
Représentants de l’État dans les régions et acteurs essentiels de la mise en œuvre des politiques publiques locales, les préfets ont partagé leurs expériences et fait part des difficultés auxquelles ils sont confrontés dans la lutte contre l’exploitation clandestine de l’or. Les participants ont également formulé plusieurs propositions visant notamment à améliorer la coordination entre les différents services impliqués, à accélérer les interventions et à renforcer l’efficacité des opérations contre les sites d’orpaillage illégal.
La rencontre a réuni plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, du Gal Vagondo Diomandé, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, et du ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan.
Philomène Aquouamah








