Un acte macabre a plongé la communauté de Lekaboua, dans la sous-préfecture de Gboguhé, dans la consternation. Après la profanation d’une tombe et la découverte d’un corps mutilé, le député Stéphane Kipré appelle les autorités à faire toute la lumière sur cette affaire et réclame un renforcement du dispositif sécuritaire dans la zone.
La découverte a provoqué l’émoi à Lekaboua. Une tombe a été profanée et le corps qui y avait été inhumé retrouvé mutilé. Selon Stéphane Kipré, député de Gboguhé-Zaïbo, la tête ainsi que les parties génitales du défunt ont été emportées.
Dans une publication ce lundi, l’élu a fait part de sa « profonde tristesse » et de sa « grande consternation » face à cet acte qu’il qualifie de barbare. Il a adressé ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à l’ensemble de la communauté de Lekaboua, durement éprouvée par cette profanation.
Face à ce drame, le député appelle à une enquête approfondie. Il souhaite que les investigations permettent de déterminer les circonstances de la profanation, d’identifier les auteurs et de les traduire devant la justice.
Mais pour Stéphane Kipré, cet incident ne peut être dissocié des préoccupations sécuritaires exprimées depuis plusieurs années par les populations de Gboguhé et de Zaïbo. L’élu affirme avoir été régulièrement saisi par des habitants de sa circonscription sur différents problèmes liés à la sécurité.
La profanation de Lekaboua vient ainsi, selon lui, renforcer la nécessité d’une présence plus importante et plus permanente des forces de l’ordre.Stéphane Kipré rappelle notamment qu’à Zaïbo, la brigade de gendarmerie avait été incendiée en 2021.
Depuis cet épisode, le commandant de brigade et les gendarmes résident à Daloa, tandis que des postes de contrôle sont maintenus à Zaïbo. Une situation que le député juge préoccupante dans un contexte marqué par l’installation d’une mine et l’augmentation attendue des activités économiques et des mouvements de populations.
Il plaide donc auprès du gouvernement pour le rétablissement d’une présence permanente de la gendarmerie à Zaïbo, le renforcement du dispositif sécuritaire à Gboguhé et l’installation d’un commissariat de police dans la commune.
Au-delà de l’émotion suscitée par la profanation de la tombe, Stéphane Kipré entend faire de cette affaire un nouveau signal d’alerte auprès des autorités.Le député assure qu’il continuera à porter les préoccupations des populations de Gboguhé et de Zaïbo auprès des autorités compétentes.
Pour lui, le développement de la circonscription passe nécessairement par un environnement sécurisé et apaisé. « Notre circonscription a besoin de développement, donc de sécurité et de tranquillité », insiste-t-il.
Maxime KOUADIO








