Les obsèques du colonel-major Fofié Kouakou, figure de l’ex-rébellion ivoirienne et ancien commandant de zone des Forces nouvelles, se dérouleront du 9 au 19 septembre 2026, entre Abidjan, Bondoukou et Bohi, son village natal.
Plusieurs cérémonies sont prévues avant son inhumation, le 19 septembre. Décédé le 9 août dernier à Daloa, à l’âge de 58 ans, Fofié Kouakou aura droit à des funérailles marquées à la fois par des rites familiaux, religieux et un hommage militaire.
Le programme débutera à Abidjan, avant de s’achever dans l’est du pays. Du 9 au 11 septembre, les proches, amis et connaissances du défunt sont attendus à son domicile, à Cocody, dans le secteur de l’Hôtel Ivoire, pour la présentation des condoléances. Cette première séquence sera suivie, le samedi 12 septembre, d’une veillée traditionnelle au stade Marcellin-Yacé de la Cité des Arts, à Cocody.
La levée de corps est programmée le 17 septembre à l’Ivosep de Treichville. Le lendemain, le volet militaire des obsèques prendra le relais à l’état-major général des armées, au Plateau. À partir de 8 heures, les Forces armées de Côte d’Ivoire rendront les honneurs à l’ancien officier supérieur. Une cérémonie qui doit marquer la reconnaissance de l’institution militaire à celui qui en a été l’un des acteurs au cours des dernières années.
À l’issue de cet hommage, la dépouille sera transférée à Bondoukou, avant de poursuivre son trajet jusqu’à Bohi, son village natal. Dans la soirée, une veillée religieuse et traditionnelle est prévue sur la place publique de Bohi. C’est dans cette localité que se déroulera l’ultime étape des funérailles.
Le 19 septembre, après une messe de requiem, le colonel-major Fofié Kouakou sera inhumé à Bohi. Cette cérémonie mettra un terme à près de deux semaines d’hommages organisés en mémoire de l’ancien officier.
Le parcours de Fofié Kouakou reste étroitement lié à l’histoire récente de la Côte d’Ivoire. Ancien commandant de zone des Forces nouvelles durant la rébellion, entre 2002 et 2011, il avait ensuite occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de l’appareil militaire ivoirien après l’arrivée au pouvoir du président de la République Alassane Ouattara.
Sa disparition, à 58 ans, intervient ainsi après un parcours militaire marqué par les différentes séquences de la crise ivoirienne et de la recomposition de l’appareil sécuritaire du pays.
Maxime KOUADIO








