Comme l’avait annoncé akwabanews.ci samedi 29 août 2026 en soirée, le calme est revenu à Niamey, capitale du Niger, théâtre d’une mutinerie, quand des militaires rebelles ont tenté de s’emparer du palais présidentiel et de la télévision nationale avant de se retrancher dans la base militaire de l’aéroport. Le régime a repris la main et procédé à des dizaines d’interpellations. Toutefois, aucun bilan officiel n’a encore été publié.
Barbelés pour bloquer les rues, pick-up équipés de mitrailleuses. Le périmètre de sécurité autour de la Présidence a été agrandi. Tous les accès sont bloqués notamment le carrefour de l’hôpital national, point d’entrée vers le Palais ou les entrées sont filtrées. Après une nuit et une journée de violence, la tension est retombée à Niamey qui est ce dimanche 30 août 2026, totalement verrouillée avec des opérations de contrôle à chaque point d’entrée de la capitale.
Suite à de longues tractations, une partie des mutins a finalement accepté de se rendre samedi. Les autres ont subi en début de soirée l’assaut de la puissante garde présidentielle du Général Abdourahamane Tiani, bien aidée par ses nombreux véhicules blindés et appuyée par les forces russes équipées en drones. Le rôle des soldats russes d’Africa Corps a été déterminant pour renverser le cours des événements, selon des témoins.
Sur les images diffusées par la télévision nationale samedi soir, on voit plusieurs dizaines de militaires faits prisonniers, certains blessés. L’identité et les grades de ces militaires, parmi lesquels se trouvent des femmes, n’ont pas non plus été détaillés. On ne sait pas non plus combien de morts ces combats ont causé. Pendant la nuit, les forces de l’ordre ont mené des patrouilles et procédé à de nouvelles arrestations. Au moins dix personnes ont été interpellées, rapporte le confrère RFI, avant d’être finalement délogés, peu après les tirs nourris de samedi. Dans un bref communiqué lu à la télévision nationale, le ministre de la Défense du Niger, Salifou Mody, évoquait un « mouvement d’humeur d’un groupe de soldats en rupture avec le règlement militaire ». Ce sont de jeunes officiers qui ont tenté de renverser le chef de la junte nigérienne. Issus de différentes unités de l’armée nigérienne, principalement des Forces spéciales, ces militaires ont rejoint la capitale Niamey depuis les régions de Tillabéri et de Dosso.
Philomène Aquouamah








