L’honorable Alexis Trazié Bi Guessan, vice-président par ailleurs coordonnateur régional du PDCI-RDA dans la Marahoué, a rendu un vibrant témoignage lors de la présentation des condoléances à la famille du professeur Cowpply Bony Kwassy Philippe, le samedi 19 septembre 2026 à Bouaflé. Très ému par la disparition du doyen, le responsable politique a salué la mémoire d’un homme dont l’engagement, selon lui, a profondément marqué la vie politique et sociale de la Marahoué. « Le mot me manque pour exprimer ce que je ressens. Le professeur Cowpply Bony Kwassy Philippe était, pour moi, une véritable boussole. Il était une véritable boussole pour la Marahoué », a-t-il déclaré.
Rappelant les premières années de la démocratie interne au PDCI-RDA, il a souligné le rôle joué par le défunt dans l’organisation et le rapprochement des populations de Bouaflé. En 1978, plusieurs candidats s’étaient déclarés pour la mairie de Bouaflé, notamment Cowpply Bony Kwassy Philippe, Zamblé Bi Zamblé et Vameh Doumouya. Alexis Trazié Bi Guessan a indiqué avoir alors travaillé aux côtés de Cowpply Bony. Le scrutin, perturbé par des affrontements entre communautés, avait finalement été interrompu. Quelques années plus tard, en 1985, Cowpply Bony Kwassy Philippe fut élu maire de Bouaflé. Pour le vice-président du PDCI-RDA, cette période a contribué à renforcer l’unité entre les communautés Gouro, Ayaou et Yowlè. « Il n’y avait plus de barrières entre les communautés », a-t-il souligné, évoquant notamment la présence des uns et des autres lors des cérémonies funéraires dans différentes localités de la région.
Alexis Trazié Bi Guessan a également évoqué plusieurs dossiers de développement auxquels il affirme avoir travaillé avec le défunt, notamment la question de l’érection de Pakouabo en chef-lieu de sous-préfecture. Il a aussi rappelé les démarches ayant contribué à l’obtention de six kilomètres de voirie bitumée à Bouaflé. Projet qui a notamment accompagné la réalisation du marché et d’autres infrastructures.
Décrivant Cowpply Bony comme un homme « sociable, ouvert et profondément gentil », il a estimé que celui-ci n’était pas seulement médecin de profession, mais également « un médecin des maux qui entravaient le développement de la région », grâce à sa capacité d’écoute et de rapprochement des hommes.
Face à la disparition de plusieurs figures historiques du PDCI-RDA, Alexis Trazié Bi Guessan a exprimé son inquiétude pour la transmission de la mémoire politique aux jeunes générations. Il a cité en exemples le professeur Djédjé Madi, le ministre Émile Constant Bombet et d’autres cadres disparus au cours de ces dernières semaines. « Nous perdons progressivement nos boussoles. Les jeunes ont besoin d’apprendre. La transmission du savoir est une nécessité pour la jeune génération », a-t-il regretté. Au nom des siens, il a enfin assuré la famille de Cowpply Bony Kwassy Philippe du soutien et de la solidarité des responsables et militants du PDCI-RDA, annonçant leur présence le 2 octobre prochain à Aka N’Guessankro pour accompagner la famille dans la suite des obsèques.
Trésor Kwame, Correspondant régional








