À Man, les Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) renforcent leur dispositif opérationnel avec la création du Bataillon d’Infanterie de Montagne (BIM). Cette nouvelle unité, appelée à intervenir notamment dans l’Ouest montagneux et forestier du pays, succède au Bataillon de Sécurisation de l’Ouest (BSO).
Les Forces armées de Côte d’Ivoire adaptent leur dispositif aux spécificités des différents terrains d’engagement. À Man, dans l’ouest du pays, le Bataillon de Sécurisation de l’Ouest (BSO) a officiellement cédé la place, vendredi 25 septembre, au Bataillon d’Infanterie de Montagne (BIM).
La cérémonie, présidée par le général d’armée Lassina Doumbia, chef d’état-major général des armées (CEMGA), a marqué la naissance officielle de cette nouvelle unité spécialisée de l’Armée de terre.Du BSO au BIMCréé en 2014, le Bataillon de Sécurisation de l’Ouest avait notamment pour mission de contribuer à la sécurisation de cette partie du territoire ivoirien.
L’unité s’était illustrée dans la lutte contre les menaces transfrontalières, les réseaux criminels organisés ainsi que les trafics de produits agricoles.Sa dissolution officielle a été actée par la lecture, par le CEMGA, de l’arrêté portant fin de l’unité. Dans la foulée, l’arrêté portant création du Bataillon d’Infanterie de Montagne a été lu, officialisant une nouvelle étape dans l’évolution du dispositif militaire ivoirien.
Le lieutenant-colonel Siaka Dimy Sydney Martial a été désigné comme premier chef de corps du BIM. Le général Lassina Doumbia lui a remis les attributs de la nouvelle formation, notamment son béret et ses insignes, consacrant son entrée parmi les unités formant corps de l’Armée de terre.
« Debout sur les crêtes, invisibles dans les vallées » : la devise du BIM traduit la vocation particulière de cette nouvelle formation. Deux premières compagnies, baptisées « Aigle Royal » et « Lynx », ont été présentées au chef d’état-major général des armées.Officiers, sous-officiers et militaires du rang ont ensuite prêté serment avant de réciter le crédo du BIM.
L’objectif affiché est de construire une culture opérationnelle adaptée aux contraintes des zones montagneuses, reposant notamment sur l’endurance, la rusticité, l’audace et le dépassement de soi.S’adressant aux militaires de la nouvelle unité, Lassina Doumbia a insisté sur les exigences liées à leur sélection et à leur formation. « Vous avez été choisis à l’issue d’une sélection rigoureuse et d’une formation militaire particulièrement exigeante », a déclaré le CEMGA, avant d’appeler les éléments du BIM à faire preuve de « bravoure, résilience, discipline et patriotisme ».
Le chef d’état-major a également insisté sur le respect des populations et le sens du service public, tout en fixant aux militaires de la nouvelle unité l’objectif de « tenir leur rang dans des milieux difficiles », particulièrement dans les zones montagneuses et forestières de l’ouest de la Côte d’Ivoire.Une réforme du dispositif opérationnelLa création du BIM s’inscrit dans une réorganisation plus large de l’outil militaire ivoirien.
Depuis 2024, l’Armée de terre a engagé une adaptation de ses capacités aux différents environnements opérationnels du pays, sous la supervision du général de division Cherif Ousmane.Avec le nouveau bataillon, les FACI disposent désormais d’une capacité spécifiquement dédiée aux zones montagneuses et forestières.
Une évolution qui vise à mieux prendre en compte les contraintes du terrain dans l’Ouest ivoirien, tout en renforçant la capacité d’engagement des forces dans des environnements particulièrement exigeants.
À Man, la transformation du BSO en BIM marque ainsi une nouvelle étape dans cette stratégie d’adaptation du dispositif opérationnel des Forces armées de Côte d’Ivoire.
Maxime KOUADIO








