Après avoir dressé le bilan de l’édition 2026, la Côte d’Ivoire se tourne désormais vers le prochain pèlerinage à La Mecque. Les préparatifs du Hadj 2027 ont officiellement été lancés ce mercredi 16 septembre 2026, à l’occasion d’un séminaire bilan organisé à l’auditorium de l’Office national de la protection civile (ONPC), à Adjamé.
La rencontre a réuni les principaux acteurs intervenant dans l’organisation du pèlerinage, notamment les services de l’État, les structures d’encadrement, les représentations diplomatiques ivoiriennes en Arabie Saoudite, les structures aéroportuaires ainsi que les opérateurs privés.
À l’issue des travaux, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, s’est félicité des efforts consentis lors de l’édition 2026. Il a salué la collaboration entre les différentes structures et insisté sur la nécessité de capitaliser sur les acquis et les enseignements tirés afin d’améliorer davantage l’organisation du prochain pèlerinage.
« Pour l’édition 2027, le quota de la Côte d’Ivoire reste fixé à 10 000 pèlerins, avec 7 000 places attribuées au contingent étatique et 3 000 au contingent privé. Le coût du pèlerinage pour les fidèles relevant du contingent étatique demeure fixé à 3 250 000 francs CFA », a-t-il révélé.
Poursuivant, le ministre a précisé que les modalités et le calendrier concernant la visite médicale, la préinscription et l’enrôlement physique seront communiqués prochainement par le Commissariat du Hadj. Les opérateurs privés continueront, quant à eux, d’exercer leurs activités à travers la plateforme électronique dédiée.
Le ministre a rappelé que plusieurs recommandations ont également été formulées au cours du séminaire. Elles concernent notamment la mise en place d’un calendrier annuel unique, la modernisation du dispositif numérique, le croisement des données pour faciliter le suivi des candidats et la gestion des visas, ainsi que le renforcement de l’encadrement des pèlerins.
Le directeur général des Cultes et président du Comité de surveillance du Hadj, Fatogoma Soro, a pour sa part insisté sur l’amélioration des conditions d’hébergement et de restauration, le renforcement de l’encadrement et l’amélioration de la prise en charge médicale. Une attention particulière devra être accordée aux personnes vulnérables, notamment à travers une meilleure sensibilisation et la mise en place d’équipes mobiles de prise en charge.
La rencontre a également mis l’accent sur la nécessité d’un meilleur encadrement des opérateurs privés, avec l’instauration de critères de performance et le renforcement de la coopération entre les opérateurs, les autorités ivoiriennes et leurs partenaires saoudiens.
Représentant le président du Conseil supérieur des imams de Côte d’Ivoire (COSIM), le secrétaire général de l’organisation, Koné Daouda, a salué les avancées enregistrées dans l’organisation du Hadj, notamment la réforme relative à la répartition du quota entre les différentes régions du pays. Il a appelé à tirer pleinement les leçons de l’édition 2026 afin d’anticiper les éventuelles difficultés.
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