Abidjan et Pékin affichent une convergence de vues sur la lutte contre l’orpaillage illégal. Le sujet a été au centre des échanges, mercredi 2 septembre, entre le ministre ivoirien de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, et l’ambassadeur de Chine en Côte d’Ivoire, Wu Jie.
Au cours de cette rencontre, Amadou Coulibaly a abordé avec le diplomate chinois la question de l’implication de ressortissants de plusieurs nationalités dans l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire, notamment celle de certains ressortissants chinois.
L’ ambassadeur Wu Jie a quant à lui présenté la position officielle de la Chine. Le diplomate chinois a exprimé le soutien sans réserve de Pékin à la politique de fermeté menée par la Côte d’Ivoire dans la lutte contre l’orpaillage illégal.
Cette position intervient alors que les autorités ivoiriennes multiplient les opérations contre les sites clandestins d’exploitation aurifère et entendent renforcer le contrôle des activités minières sur l’ensemble du territoire.
De son côté, le ministre de la Communication a salué cette position chinoise. Pour Amadou Coulibaly, cette convergence de vues traduit la volonté commune des deux pays de combattre les activités illégales, indépendamment de l’origine ou de la nationalité des personnes impliquées.
Le porte-parole du gouvernement ivoirien a également insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective dans cette lutte. Il a notamment rappelé que l’occupation d’une parcelle de terre ne saurait se faire à l’insu de son propriétaire.
Pour Amadou Coulibaly, la lutte contre l’orpaillage illégal implique ainsi non seulement les services de l’État, mais également les propriétaires terriens et les communautés locales, appelés à contribuer à la détection et à la prévention des activités clandestines.
Maxime KOUADIO








